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Concevoir et gérer des bâtiments « smart grid compatibles »

La matinée-débat organisée par le Gimélec et Construction 21, en partenariat avec j3e, a connu un franc succès.

Ce vendredi 5 octobre 2012, 150 professionnels, industriels de tous secteurs aussi bien que représentants des maîtres d’oeuvre du bâtiment, de donneurs d’ordre ou d’institutionnels étaient réunis autour d’un panel d’experts internationaux pour débattre de l’impact des réseaux électriques intelligents, ou smart grids, qui vont profondément bouleverser notre manière de produire et de consommer l’énergie.

Cette mutation ne se fera pas sans le bâtiment, qui va devenir un élément clé de la gestion des réseaux de distribution d’énergie. Pour s’intégrer dans ce maillage gigantesque où toutes les sources d’énergie vont converger pour s’équilibrer, le bâtiment va devoir se connecter avec son environnement extérieur. Cette évolution pose un nombre impressionnant de challenges techniques et humains.

Des intervenants de haut niveau engagés dans la transition énergétique

Lors des présentations et de la table ronde, un panel d’experts intervenants représentait l’ensemble des parties prenantes, du monde académique et de la recherche aux grands groupes internationaux en passant par les représentants du pouvoir adjudicateur.

Il a été expliqué, de façon pratique et pragmatique, quelles étaient les contraintes actuelles des réseaux électriques : les risques de saturation du réseau de distribution, l’enchérissement du coût de l’énergie ou l’intégration d’une production intermittente et décentralisée. La maîtrise de l’énergie contraint à de nouvelles stratégies de consommation et de production, dont l’effacement est un des axes majeurs.

Pour cela, une approche du bâtiment dans un environnement énergétique en fluctuation a été présentée. Au-delà du bâtiment intelligent, il faut concevoir le bâtiment intelligent connecté, qui se doit d’optimiser sa performance énergétique en fonction de critères économiques et écologiques, et de communiquer avec le système énergétique global : effacement et intégration des énergies renouvelables.

Pour éclairer les enjeux, des entreprises ont présenté l’infrastructure qui devra être mise en oeuvre dans le bâtiment pour piloter les charges : la GTB, les compteurs communicants, les architectures réseaux et les approches systèmes.

L’ensemble des entreprises participantes, quel que soit leur secteur d’activité, ont ainsi pu, à travers ces échanges, prendre conscience des multiples opportunités apportées par la mutation des réseaux électriques.

Jean de Kergorlay, président du Comité de Marché Bâtiment du Gimélec, a conclu en soulignant l’importance de la transcription immédiate de la directive européenne sur l’efficacité énergétique. Celle-ci permettra de générer un potentiel d’économies d’énergie significatif grâce à la mise en oeuvre rapide de solutions économiquement soutenables et de dispositifs de marché incitatifs. Le déploiement de la gestion active du bâtiment permettra ainsi de multiplier les dispositifs d’effacement, et donc de générer des recettes annexes s’additionnant aux gains financiers liés aux économies d’énergie.

La filière Eco-Electrique soutient pleinement cette démarche, et considère que la transposition immédiate de cette directive doit être la première action de la transition énergétique portée par le gouvernement.