• Partager sur :

CBRE : « L’Allemagne est une cible de choix pour les investisseurs immobiliers en 2013″

Certains signes témoignent d’une nette amélioration de la confiance des investisseurs alors que la menace d’une désintégration de l’euro s’éloigne.

L’Allemagne est la cible privilégiée des investisseurs immobiliers européens en 2013, alors que Londres s’impose comme étant la ville la plus attractive pour la deuxième année consécutive, d’après la dernière étude réalisée par CBRE, conseiller mondial en immobilier.

Le dernier rapport de CBRE sur les « intentions des investisseurs immobiliers »* – dévoilé aujourd’hui au MIPIM 2013, le salon annuel de l’immobilier d’entreprise qui se tient à Cannes, en France – a révélé que l’Allemagne est le marché le plus attractif en matière d’investissements en Europe pour plus d’un tiers des investisseurs (35 %) – une hausse de popularité par rapport aux 27 % indiqués dans le rapport de 2012. Le Royaume-Uni (RU) est le deuxième marché le plus attractif, choisi par 24 % des investisseurs.

Les marchés de l’Europe centrale et orientale (ECO) ont été sélectionnés par 14 % des investisseurs, contre 19 % l’année dernière. La majorité des investisseurs préférant la région ECO a estimé que la Pologne était le marché le plus attractif en matière d’achats d’actifs, les autres pays de cette région offrant selon eux peu d’intérêt. Le choix de la Pologne par 10 % des répondants a dépassé les voix accordées à la France, l’Espagne et les pays nordiques, chacun d’entre eux ayant été sélectionné par 5 %-6 % des investisseurs. Le taux de 6 % obtenu par l’Espagne constituait une progression par rapport au pourcentage de l’année dernière, mais l’Italie a chuté à 2 %.

« En Europe, selon vous, quel pays/quelle région est le plus attractif en matière d’achats d’actifs? »

Comme dans le rapport de 2012, Londres a été désignée comme étant la cible privilégiée des investisseurs en Europe, avec 31 % des voix. À l’appui de ce constat, il convient de préciser que Londres a enregistré l’année dernière son volume de transactions le plus élevé depuis 2007, avec des achats dominés par les investisseurs transfrontaliers. L’intérêt que cette ville suscite doit beaucoup à la taille et à la liquidité de son marché d’investissement, son statut apparent de « refuge » venant récemment renforcer son magnétisme sur les mouvements de capitaux internationaux.

L’Allemagne ne dispose pas d’une ville dominante unique au même titre que Londres ou Paris, mais quatre villes allemandes figurent parmi les dix principaux choix en matière d’investissement et leur popularité globale s’est considérablement renforcée par rapport à l’année dernière. Munich occupe la deuxième place (16 %), suivie par Berlin. Hambourg et Francfort font également partie du top 10, les quatre villes allemandes totalisant 34 % des voix contre 21 % l’année dernière.

Dans le palmarès des villes, Paris vient juste après Berlin, alors que la cinquième place occupée par Varsovie reflète la force de l’intérêt des investisseurs pour les débouchés offerts par le marché polonais, étayé par des performances économiques relativement favorables. La présence de Dublin au sein du top 10 mérite d’être soulignée et reflète l’opinion des investisseurs quant à la valeur et au potentiel de reprise sur ce marché, justifiée par le fait que l’Irlande est en passe de surmonter ses difficultés économiques. La présence de Madrid dans le top 10 laisse également supposer un regain de confiance dans le potentiel de rétablissement du marché immobilier espagnol.

« En Europe, selon vous, quelle ville est la plus attractive en matière d’achats d’actifs ? »

Peter Damesick, Président d’EMEA Research au sein de CBRE, a déclaré :
« Les intentions des investisseurs pour 2013 sont encore fortement définies par la perception du risque de marché et la relative force des fondamentaux économiques dans différentes régions d’Europe. Les marchés les plus favorisés en matière d’achats d’actifs restent fortement concentrés en Europe du Nord, et notamment en Allemagne, au RU et en Pologne. Les investisseurs se méfient encore des marchés de l’Europe du Sud, bien que certains signes portent à croire que l’Espagne commence à susciter un renouveau d’intérêt. La conviction que l’économie irlandaise est en train de se rétablir a favorisé l’intérêt pour Dublin, ce qui pourrait se révéler être un bon présage pour d’autres marchés européens en difficulté, après avoir affiché des signes plus manifestes de potentiel de reprise. »

Dans le rapport de 2012, les trois facteurs les plus fréquemment cités, comme étant une menace pour le rétablissement du marché immobilier européen étaient : l’incapacité des investisseurs à trouver des sources de financement, la récession économique et une désintégration de la zone euro. Cette année, alors que la récession est devenue une réalité dans une grande partie de l’Europe, elle est considérée comme étant la principale menace pour la reprise du marché par près de la moitié (47 %) des investisseurs. Une désintégration de la zone euro figure comme la principale menace pour seulement 9 % des répondants cette année, contre 24 % en 2012. Par rapport à l’année dernière, moitié moins de répondants (14 %) perçoivent l’inquiétude face à la disponibilité des capitaux d’emprunt comme une menace à la reprise.

Peter Damesick a ajouté :
« Alors que la récession constitue une préoccupation majeure, la menace d’une désintégration de l’euro s’est éloignée et l’impact global de la crise de la zone euro sur l’activité d’investissement semble avoir diminué. Malgré un contexte économique difficile, certains signes témoignent d’une amélioration de la confiance des investisseurs immobiliers européens par rapport au climat de l’année dernière. Reste à voir si ce sentiment risque d’être ébranlé par de nouvelles incertitudes suite aux résultats des élections en Italie, mais les conclusions de l’enquête cadrent avec plusieurs tendances émergentes observées sur le marché au cours des derniers mois. Parmi ces tendances, on peut citer notamment les signes d’une hausse globale des liquidités et une augmentation des transactions sur les marchés immobiliers à risque et sur certains marchés européens périphériques. Ces tendances devraient se poursuivre et pourraient s’accélérer au cours de l’année 2013. »

Le rapport de 2013 a également révélé certains changements dans les préférences des investisseurs entre différents secteurs du marché immobilier. Comme en 2012, l’immobilier de bureaux était le seul secteur privilégié en matière d’achats d’actifs, choisi par 29 % des investisseurs. On constate une hausse prononcée de la popularité de l’immobilier logistique parmi les investisseurs cette année, 20 % d’entre eux ayant sélectionné ce secteur comme étant le plus attractif en matière d’achats d’actifs contre 14 % en 2012. En revanche, les investisseurs semblent plus prudents à l’égard de l’immobilier commercial cette année, et c’est dans des proportions moindres que les investisseurs ont choisi les centres commerciaux ou les entrepôts commerciaux comme étant les secteurs les plus attractifs par rapport à l’étude de 2012.