Construction de maison
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Construire en bordure de lac : avantages et inconvénients

Très prisées pour la qualité de vie et le cadre idyllique, les zones lacustres attirent continuellement un grand monde. À cet effet, la plupart des propriétaires adorent l’idée de pouvoir se relaxer ou même se baigner au bord de l’eau, tout ceci sans avoir à parcourir une grande distance. Toutefois, face aux contraintes et aux risques environnementaux, il paraît normal de se demander si ce choix d’emplacement d’habitat est judicieux.

Les avantages d’une maison en bordure de lac

Il existe très peu d’expériences plus alléchantes et plus apaisantes que de profiter tranquillement d’une vue sur un lac depuis sa maison. Par exemple, pour profiter de tels instants dans la région des lacs du massif alpin, il suffit de faire appel à un constructeur de maison en bois à Annecy. Ce genre de zone offre un cadre de vie d’une beauté exceptionnelle. De plus, y faire construire une maison, c’est faire le choix d’un lieu qui permet non seulement d’avoir de purs moments de relaxation, mais également de se ressourcer. D’ailleurs, avoir une résidence dans un tel lieu vous permet d’échapper au bruit et au vacarme de la ville.

En outre, vous avez la possibilité de construire soit une maison contemporaine ou soit une maison d’architecte à la mesure de vos moyens et de vos désirs. Un autre point très important est qu’une construction en bois (par exemple un chalet) respecte les règles d’un habitat sain. Elle est en accord avec la nature et s’intègre comme une maison écologique. Malgré ce grand nombre d’avantages, plusieurs points d’inquiétudes subsistent. En effet, il s’agit de risques inhérents à la géolocalisation et à la nature de l’édifice.

Les inconvénients d’une maison au bord d’un lac

Le premier facteur de risques est le fort taux d’humidité dû à la proximité de l’étendue d’eau. À cet effet, les maisons en bois à côté d’un plan d’eau sont sujettes entre autres à la moisissure et aux fuites. Le risque d’inondation est également à prendre au sérieux. Un autre point important concerne l’accessibilité de la résidence. Dans certains cas, l’accès par la route peut poser problème en fonction de la période de l’année. En hiver par exemple, la praticabilité des routes dans la zone peut être remise en cause et nécessiter d’engager un budget complémentaire. L’accès à l’eau potable peut également être problématique. La plupart des maisons en bordure de lac dépendent de ce dernier en matière d’approvisionnement en eau potable. Un lac pollué pourrait donc avoir une incidence assez désagréable.

Au-delà de ces problèmes, on retrouve aussi les risques liés aux évaluations financières. En effet, la plupart des évaluateurs financiers ont tendance à surévaluer les résidences situées en bordure des plans d’eau. Les zones les plus ciblées sont celles qui sont très demandées sur le marché. Dans un tel contexte, à la suite d’une rénovation, votre propriété pourrait être réévaluée à une valeur trop élevée. Vous pourriez donc être contraint de revendre votre habitat. Évidemment, vous avez la possibilité de faire diminuer cette valeur, à condition d’avoir le temps et les moyens pour effectuer une longue bataille juridique. Aussi, il faut noter que le respect des réglementations en vigueur pourrait vous permettre d’échapper à la plupart des points négatifs.

Les règles en vigueur

Il convient de préciser au préalable qu’il existe des règles de zonage qui varient en fonction de l’endroit où vous souhaitez par exemple bâtir votre maison d’architecte. En premier lieu, il vous faudra une autorisation de la municipalité qui atteste que votre installation sur les lieux ne va en aucun cas agir sur l’écoulement des eaux. Même les éventuels impacts sur la faune et la flore sont pris en considération. Dès lors, vous devez vous renseigner sur ce qu’il vous est permis ou non sur le terrain comme constructionsMême les activités sur l’eau peuvent être réglementées. En outre, il faudra vous assurer que l’ossature de votre maison en bois résiste aux aléas climatiques.

En matière de sécurité, les réglementations municipales prévoient généralement le respect d’une bande riveraine de protection. Cette bande se mesure en prenant comme départ le rebord du talus d’érosion qui délimite le lit du lac et en allant vers l’intérieur des terres. Pour une rive avec une pente de plus de 30 % et qui possède une hauteur dépassant les 5 mètres, la longueur de la bande est de 15 mètres. Dans le cas contraire, si la rive a une pente de moins de 30 % et une hauteur inférieure à 5 mètres, la longueur de la bande est alors de 10 mètres. Il est interdit de remblayer ou même de draguer sur le lit d’un lac. De façon générale, toutes les opérations d’aménagement de la bande riveraine sont interdites. En matière d’accès à la rive, une seule ouverture, un seul quai ainsi qu’une seule descente à bateau sont autorisés par terrain.