La colocation
  • Partager sur :

5 choses à savoir sur la colocation

Pour faire face à la constante augmentation des loyers dans les grands centres urbains, de plus en plus de personnes font le choix de la vie en colocation. Si cette solution semble avoir de nombreux avantages, il faut reconnaître qu’elle demeure méconnue du grand public. Voici donc cinq informations à savoir à son sujet.

Colocation : bail et assurances

La loi oblige tous les colocataires à signer le bail. Dans le cas contraire, il deviendrait impossible de prétendre aux aides au logement et une telle situation serait alors considérée comme précaire et illégale en dépit de la participation au paiement du loyer. Des options s’offrent au bailleur. Il peut présenter un contrat distinct à chaque colocataire ou faire un bail unique signé par l’ensemble des futurs habitants. N’oubliez pas non plus votre assurance habitation en colocation. Il vous faudra en effet remettre une attestation d’assurance habitation à votre bailleur lors de votre entrée dans le logement puis son renouvellement annuel. Pour éviter les complication en cas de sinistre, optez pour un assureur commun avec un contrat d’assurance unique pour tous les colocataires. Pour en savoir plus, utilisez les comparateurs en ligne et n’hésitez surtout pas à demander des devis avant de souscrire à une assurance.

Colocataire rime avec solidaire

Pour minimiser le risque d’impayé, la majorité des contrats de colocation comprend une clause de solidarité. Celle-ci permet au propriétaire, en cas de non paiement d’un colocataire, d’obliger les autres membres à régler la somme manquante en plus de leur part habituelle. Si jamais cette clause était absente de votre contrat actuel, votre bailleur ne pourra pas vous obliger à être solidaire de vos colocataires.

Les principales obligations du colocataire

Légalement, le propriétaire est obligé de toutes les mentionner sur le bail. Veuillez en prendre attentivement connaissance avant de signer pour éviter toute mauvaise surprise par la suite ! Sachez également qu’en cas de non-respect de ce document, le contrat peut être rompu unilatéralement. Comme pour un locataire classique, les colocataires sont bien évidement tenus au paiement en temps et en heure de leur part de loyer. Il faut également prendre en considération les charges locatives ainsi qu’une éventuelle participation à des réparations. Même si cela paraît être une évidence, vous devrez aussi assurer la bonne tenue du logement (et notamment son entretien régulier) ainsi que des parties communes.

Et si un colocataire part ?

Lorsqu’un des membres désire quitter la colocation, les autres peuvent tout à fait poursuivre l’aventure. Il ne s’agit pas non plus d’un motif autorisant le propriétaire à casser le bail. En revanche, le montant du loyer ne sera pas pour autant revu à la baisse comme certains se l’imaginent parfois. La part de chacun augmentera donc afin d’assurer un paiement complet. Le congé doit être demandé via une lettre avec accusé de réception. Un préavis légal doit aussi être respecté par le partant. Dans le cas contraire, le bailleur sera en droit de faire jouer la clause de solidarité si elle est, bien sûr, stipulée dans le contrat de colocation. Imaginez maintenant le cas inverse. Si jamais un nouvel individu venait à intégrer la colocation en cours de bail, prenez contact avec votre propriétaire afin de signer au plus vite un avenant au contrat initial. Vous permettrez ainsi la régularisation et l’officialisation de la situation de ce membre fraîchement arrivé.

Colocation : une tendance qui concerne aussi les plus âgés

Il n’y a pas que les jeunes adultes et les étudiants qui cherchent à optimiser leurs dépenses en ayant recours à la colocation. Les plus anciens s’y mettent aussi ! En effet, cette nouvelle manière de vivre séduit de plus en plus. Elle permet en effet de répondre à deux problèmes qui concernent les aînés. Eux aussi doivent faire face à des fins de mois difficile, notamment en raison d’un budget serré. Le passage à la retraite s’accompagne bien souvent d’une forte diminution du pouvoir d’achat, notamment pour ceux qui ont eu des carrières plus chaotiques. Et tous ne sont pas propriétaires de leur logement ! Dans ce cas, la colocation permet de diminuer l’impact des loyers tout en conservant son cadre de vie habituel. La seconde problématique tient à l’allongement de la durée de la vie. Il n’est pas rare que le mari ou la femme doive vivre seul suite au décès de son conjoint. Celui qui reste pourra alors faire le choix de convier un ou plusieurs individus à partager son habitation devenue trop vaste. C’est aussi un bon moyen pour prolonger au maximum le maintien au domicile des plus âgés. La colocation présente donc de nombreux avantages, aussi bien pour les jeunes que pour les moins jeunes.