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INDICE DE CONFIANCE IMMOBILIER V2 (1)

Avril 2011 : Un marché encore dynamique, nuancé par l’inquiétude croissante des futurs acquéreurs
1. ÉTAT DU MARCHÉ IMMOBILIER

1 – Un mois d’avril sous l’égide du printemps de l’immobilier
Entre janvier et avril 2011, on note une reprise du marché avec une augmentation du nombre des intentions de vente et d’achat.
• 3,5 millions de Français prévoient D’ACHETER une maison ou un appartement d’ici 1 an (en janvier, ils étaient 3 millions).
• 2 millions de Français prévoient DE VENDRE une maison ou un appartement d’ici 1 an (en janvier, ils étaient 1,5 million).
Cette reprise de l’offre et de la demande témoigne avant tout du caractère saisonnier du marché, propice à l’accélération du marché immobilier.

2 – Un déséquilibre du marché ressenti dans la recherche de biens
La progression parallèle des achats et des ventes se tra- duit par un maintien du déséquilibre du marché et ex- plique le niveau relativement élevé des prix relevés dans certaines agglomérations au cours du premier trimestre 2011. Ainsi, le marché reste très tendu au premier tri- mestre 2011 avec près de 2 fois plus d’intentions d’achat que de vente.
Au-delà des prix, la pénurie de l’offre rend la recherche de biens difficile. Pour 61 % des acquéreurs, le choix de biens immobiliers reste limité et 70 % considèrent les délais pour trouver un bien relativement longs.

2. PERCEPTION DES ACQUÉREURS À MOINS D’UN AN

1 – Une défiance croissante des futurs acquéreurs à l’égard de l’évolution du marché
Résumé de 4 questions-clés sur le ressenti des futurs ac- quéreurs à l’égard de la conjoncture et de l’avenir, l’indice permet de détecter les évolutions de la demande immobilière.
À -0,9, l’indice mesuré en avril 2011 reflète une défiance croissante des futurs acquéreurs à l’égard du marché immobilier. L’indice a en effet perdu 12,3 points par rapport à son niveau de janvier (+11,4). Il laisse ainsi présager d’une stagnation, voire d’un recul de la demande pour les mois à venir.

2 – Une remontée des taux d’intérêt qui pèse sur les projets des futurs acquéreurs
L’analyse des 4 questions composantes de l’indice permet de déceler l’origine de la défiance des acquéreurs à l’égard du marché et de son évolution dans les prochains mois.

3 – Des perspectives futures qui s’assombrissent
Interrogés sur l’opportunité du moment d’achat d’un bien, ils sont 36 % à penser que le moment reste favorable. Toutefois, en janvier 2011, ils étaient 50 % à considérer le mo- ment opportun. La remontée des taux d’intérêt joue un rôle majeur dans ce changement de perspective. Un tiers des futurs acquéreurs pensent, en effet, que les conditions d’emprunt sont plus difficiles en avril (à comparer à
28 % en janvier).
De plus, si 38 % pensent que les taux d’intérêt restent at- tractifs au mois d’avril, ils étaient 69 % à partager cette opinion en janvier 2011…
Ainsi, la remontée des OAT (Obligations Assimilables du Trésor) enregistrée en mars, la décision de la BCE de remonter son taux directeur début avril et leurs impacts respectifs sur les taux des crédits immobiliers fixes et variables commencent à peser sur les décisions des futurs acquéreurs et les rendent de plus en plus hésitants.

En ce qui concerne la situation financière personnelle des futurs acquéreurs au cours des 6 derniers mois, on observe un statu quo par rapport au mois de janvier : 66 % pensent qu’elle n’a pas bougé et 24 % qu’elle a été meilleure. Seuls 10 % pensent que leur situation s’est détériorée.

En ce qui concerne l’évolution du contexte économique et surtout l’évolution du niveau de vie générale dans les 6 mois à venir, on observe une inquiétude croissante des futurs acquéreurs : 70 % pensent que le niveau de vie général va se dégrader dans les 6 prochains mois. Les futurs acquéreurs rejoignent l’opinion générale des ménages français relevée par l’INSEE dans sa dernière enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages (27 avril 2011). Une perception susceptible de peser négativement
sur leur décision d’achat…

4 – Une incertitude croissante quant à l’évolution des prix immobiliers
Si en janvier, un peu plus de la moitié des futurs acquéreurs (52 %) envisageaient une hausse des prix dans les 6 mois, ils sont passés à 41 % en avril. 42 % pensent que les prix resteront stables (37 % en janvier) et 17 % prévoient une baisse (11 % en janvier). En Île-de-France, ils restent néanmoins 55 % à anticiper une hausse des prix dans les 6 mois à venir.
Ainsi, en dehors de la région parisienne, la hausse des prix ne semble plus vraiment perçue comme une fatalité pour les futurs acquéreurs. Un ressenti qui recoupe les don- nées du marché. En effet, l’analyse des avant-contrats en fin d’année 2010 par les Notaires de France indique une croissance ralentie des prix en Île-de-France et dans certaines grandes agglomérations comme Lyon et Nantes. Un recul des prix a même été relevé à Rennes, Lille, Orléans et Marseille (Note de conjoncture immobilière, n° 11).
La crainte d’une hausse des prix qui jouait jusqu’à main- tenant un rôle d’accélérateur sur les projets des futurs acquéreurs a été ainsi supplantée par un degré moindre d’urgence, les prix étant susceptibles de stagner dans les mois à venir, voire de baisser.

5 – Les segments du marché sont inégalement touchés
Même si l’ensemble des segments du marché font preuve d’un certain attentisme, certains sont plus touchés. L’indice reste positif pour les CSP+ et secundo-accédants. A contrario, les Parisiens âgés entre 35-49 ans et primo-accédants ont une vision plus pessimiste de l’évolution du marché.

3. NATURE DES PROJETS DES FUTURS ACQUÉREURS

1 – Une forte attraction pour le Sud-Est
Dans ce contexte, les deux principales raisons qui motivent les acquéreurs à moins d’un an sont l’idée de ne plus payer de loyer (38 %) et de changer de cadre de vie (32 %). En effet, 31 % des futurs acquéreurs cherchent un bien dans une autre région que celle de leur habitation actuelle, le Sud-Est concentrant à lui seul 40 % de ces pro- jets de migrations.

Source : FHCOM