• Partager sur :

Crédit à la consommation en crise : les vraies raisons exposées par Denis Cotte, expert en crédit à la consommation‏

Le secteur du crédit à la consommation est en crise, apprend-on, via les annonces de réduction de personnel d’un grand nom du secteur.
A quoi est due cette baisse ? A la crise qui aurait, contre toute attente, un effet « vertueux », entraînant les consommateurs à redevenir plus « fourmis » que cigales » ? Pas vraiment…

En réalité, deux principales raisons expliquent la baisse des utilisations des crédits renouvelables.
Denis Cotte, fondateur du site moncréditpropre.com vous les expose :
« Depuis le début des années 2000, la baisse continue des échéances de remboursement des crédits renouvelables a eu comme conséquence que ce type de crédit « ne se remboursait plus », les revolving sont devenus des produits toxiques, ayant entraîné une « désolvabilisation » plus ou moins rapide de ses titulaires les plus faibles. ==> Les impayés sur ce type de produit sont donc en hausse constante (et beaucoup plus rapide que pour les autres produits de crédit) ce qui a entraîné une vague de « dénonciation » de ces comptes par les établissements de crédit (qui interdisent à leurs clients en impayés de continuer à utiliser leur compte).

Par définition, la production effectuée en crédit renouvelable est majoritairement constituée de comptes anciens (marginalement, en nombre, les nouveaux comptes ne pèsent guère) : si le nombre d’anciens clients pouvant utiliser leur compte diminue, la production diminue donc.

La « désolvabilisation » de la clientèle revolving la plus fragile a une autre conséquence : le développement des rachats de crédit (type de produit s’adressant par définition à une clientèle fragilisée). Or, le rachats de crédits entraîne, en général, une résiliation des crédits revolving rachetés. Ceci revient à dire qu’en plus des dénonciations effectuées par le prêteur du fait d’impayés, de plus en plus de comptes non (encore) dénoncés par le prêteur sont résiliés par les emprunteurs ayant souscrit dans un autre organisme un rachat de crédits.

Chez Cofinoga, la hausse des impayés semble vertigineuse (d’après les Echos, le coût du risque représenterait près de 50 % du chiffre d’affaires !). Le nombre de comptes utilisables doit donc fondre comme neige au soleil.

Conclusion : Compte tenu de ces différents éléments, il est logique de constater que les établissement de crédit ne proposant que du revolving souffrent actuellement beaucoup plus que ceux ayant une activité plus diversifiée (même si les taux appliqués en revolving demeurent supérieurs à ceux pratiqués en amortissable).»

Source : Agence Fargo