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Observatoi​re Crédit Logement / CSA – Résultats 1er trimestre 2012 (1/2)

1er trimestre 2012 : Confirmation de repli du marché et recentrage en faveur d’une clientèle plus aisée

Les analyses de l’Observatoire Crédit Logement / CSA du financement des marchés résidentiels pour le 1er trimestre 2012 ont été présentées, ce jour, par Jean-Marc VILON, Directeur Général de Crédit Logement, et Michel MOUILLART, Professeur à l’Université Paris Ouest. Au cours du 1er trimestre 2012, l’activité du marché a reculé de 26,1 % par rapport à 2011 (en glissement annuel) et de 30,8 % au cours du trimestre. L’embellie de l’automne 2011 n’a pas suffi à inverser la tendance récessive du marché. Ce dernier se recentre sur une clientèle plus aisée à l’apport personnel croissant, au détriment des jeunes acheteurs notamment. Le coût relatif des opérations ralentit sa progression mais l’indicateur de solvabilité de la demande se dégrade. La reconfiguration du PTZ +, l’évolution du « Scellier » et l’impact de la crise y contribuent largement.

Conditions de crédit

Les taux des crédits immobiliers aux particuliers (hors assurance et coût des sûretés)

Sur le 1er trimestre 2012, les taux ressortent à 3,92 % en moyenne, contre 3,89 % le trimestre précédent. Ainsi, la part de la production réalisée à un taux inférieur à 4,0 % a reculé pour s’établir à 47,0 % au 1e trimestre 2012 contre 56,9 % au 4e trimestre 2011. Cependant, le mois de mars laisse présager une inversion de la tendance avec une part de 53,0 % de la production réalisée à un taux inférieur à 4,0 %.

Au 1er trimestre 2012, en moyenne :

les taux sur le marché de l’ancien s’établissent à 3.92%.

les taux sur le marché du neuf s’établissent à 3.95%.

La durée des crédits immobiliers aux particuliers

La durée moyenne des prêts sur l’ensemble des marchés continue de diminuer depuis octobre 2011. Au 1er trimestre 2012, la durée des prêts s’est établie à 212 mois. Le recul rapide de la durée constaté en mars (ne diminution de 14 mois entre février et avril 2012) accompagne la baisse du marché et est confronté à la transformation rapide de ses clientèles.

La durée des prêts sur le marché de l’ancien a baissé de manière significative(218 mois en mars 2012 contre 223 mois en février et 226 mois en juillet 2011).

La durée des prêts sur le marché du neuf a diminué plus modérément mais reste élevée (232 mois en mars 2012 contre 233 mois en moyenne en 2011).

Profil de l’acheteur

Évolution de la part des tranches d’âges des emprunteurs

La part des emprunteurs de moins de 35 ans est passée de 52,4 % en 2009 à 47,9 % en 2012. En parallèle, la part des emprunteurs de plus de 35 ans a augmenté (dont une évolution de 29,2 % à 31,2 % pour les 35 à 45 ans).

Tranche de revenu des emprunteurs

Sur un marché en pleine mutation (impact de la crise, reconfiguration du PTZ+, l’évolution du « Scellier »),les revenus des emprunteurs confirment leur remontée. La part des 4 SMIC et plus est de 36,4 % contre 33,3 % en 2009.

Part de l’apport personnel par rapport au montant emprunté

En forte augmentation depuis 2009,le taux d’apport personnel confirme sa tendance à la hausse avec une augmentation de presque 3 points entre le 1er trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012 (de 22,8 % à 25,6 %).

Ces évolutions « bouleversent » les équilibres des plans de financement des opérations. Aussi, alors que la progression des coûts des opérations ralentit, les ménages réduisent leur recours à l’endettement.

Les spécificités des marchés

Marché de l’ancien : le niveau des apports personnels mobilisés dans l’ancien progresse toujours à un rythme soutenu (+ 12,4 % en 2012 après + 9,5 % en 2011).

Marché du neuf : depuis le début 2010, la remontée de l’apport personnel mobilisé par les ménages se poursuit (+ 4,2 % en 2012, après + 6,5 % en 2011 et + 5,4 % en 2010).

Typologie de la demande

Le coût relatif

Depuis novembre 2010, le coût relatif affiche une tendance à la baisse qui se renforce depuis juin dernier. Au 1er trimestre 2012, le coût relatif s’est alors établi à 3,84 années de revenus (3,90 années de revenus fin 2010).En fait, le coût des opérations poursuit sa progression à un rythme qui se ralentit nettement (+ 1,6 % en 2012 contre + 3,6 % en 2011) mais comme les revenus des emprunteurs augmentent plus rapidement qu’auparavant (+ 3,1 % en 2012 et en 2011 contre + 0,3 % en 2010), les tensions sur le coût relatif s’allègent.

Marché de l’ancien : Le coût relatif est de 4,55 années de revenus en moyenne au 1er trimestre 2012.

Marché du neuf : Au 1er trimestre 2012, le coût relatif se stabilise : 4,48 années de revenus (4,52 années en mars) après une progression en dents de scie.