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Immobilier – Billet de tendance Laforêt

« Le rebond se fait attendre.»

La demande, sans les primo-­accédants…
Le retrait depuis le début du deuxième semestre 2011 se confirme.
Après l’attentisme habituel lié aux élections, la relance espérée n’a pas encore eu lieu. Les primo-­accédants, qui espéraient un dispositif d’aide, n’ont pas encore de solution répondant à leur besoin. De ce fait, leurs projets sont en « standby », en attente d’une baisse de prix ou d’un nouveau PTZ.

Malgré des conditions de crédit favorables, grâce à des taux attractifs et à l’apport que peut représenter la vente de leur bien, on observe le même attentisme chez les secundo-­accédants.
Les investisseurs, également frileux, calculent leur nouvelle note fiscale. Une baisse plus significative des prix pourrait relancer les projets des acquéreurs solvables.

Les mises en vente fléchissent

Hormis Paris où le stock de biens augmente de 27%, le reste de la France stagne à un niveau bas depuis presque 2 ans.
Côté vendeurs, la situation se grippe pour les raisons suivantes : -­‐ Attente de trouver un bien avant de mettre en vente, dans les secteurs où les biens à la vente sont rares,
-­Des Incertitudes économiques générales gelant les projets immobiliers,
-­ Crainte de revente sans plus-­value,
-­ Mise en vente reportée dans l’attente de conditions plus favorables. Les mises en vente récurrentes (séparation, mutation, succession…) restent présentes et assurent la rotation du stock de biens.

Les transactions se signent toujours

En phase d’autonomie depuis début 2012, le marché ralentit, faute d’incitation forte. La légère baisse des prix freine les velléités des vendeurs, alors que les acquéreurs attendent une baisse plus importante pour s’engager.
La hausse du volume de transactions de 16% est liée à la saisonnalité faisant que traditionnellement, le 3ème trimestre est plus riche en transactions que le 2nd. Si l’on s’intéresse au cumul des 9 premiers mois de 2012, le nombre de transactions baisse de 12%.
Enfin, la comparaison du 3ème trimestre 2012 au 3ème trimestre 2011 dénote une réduction de 15% des transactions.
La pénurie de biens reste présente dans certaines villes ou quartiers. Dans ce cas les transactions se font encore au prix fixé par le vendeur.

Le prix au m² n’est pas la seule variable d’ajustement du marché

Alors qu’une baisse de 5% était constatée au premier trimestre 2012, la tendance ne s’est pas confirmée sur les mois suivants, les prix se stabilisant ensuite à -­3% sur le 3ème trimestre 2012.
Dans le détail, cette baisse s’établit à -­ 1% sur Paris, contre -­ 4% en régions.
On constate également une baisse de 3% si on compare le 3ème trimestre 2012 avec la même période en 2011. Selon l’enquête IFOP pour Laforêt de Juillet 2012, 41% des français sont en attente d’une baisse des prix avant de se lancer dans un projet immobilier.
Si une baisse des prix plus importante relancerait une partie des transactions, il ne faut pas pour autant négliger l’impact des facteurs économiques actuels sur les projets, puisque 48% des Français attendent une conjoncture plus favorable.

« Le rebond se fait attendre.»
Les ventes se décident moins vite.

Depuis 2011, les délais de vente ont passé la barre des trois mois et chaque trimestre quelques jours s’ajoutent. À Paris, les délais, établis à 1 mois et demi en 2011, atteignent désormais 2 mois au troisième trimestre 2012 . Les acquéreurs se décident moins vite, soucieux de comparer les biens et de négocier les prix de manière optimale.

Les acquéreurs négocient mieux.

Les acquéreurs fournissent des propositions de plus en plus basses, parfois acceptées par des vendeurs pressés.
Dans certaines régions, on note des offres à -­20% du prix vendeur acceptées par ce dernier, en particulier lorsque le bien nécessite des travaux de rénovation.
Hors Paris, la moyenne s’établit à 7,1%, alors qu’à Paris l’effort consenti par les vendeurs se limite à 4,2%.