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Année noire pour les mal logés

Face à la crise du logement, le gouvernement a choisi de réduire les budgets, de retirer son soutien aux associations et de mettre à la rue des familles.
Cet été, le gouvernement a réduit les budgets dédiés à l’hébergement d’urgence de 30%. Une baisse de financement, qui entraine la fermeture de Centre d’hébergement et de réinsertion sociale ou leur enlève les moyens de faire correctement leur métier. Dans le même temps, des milliers de places d’hébergement ont été supprimées en Ile-de-France (- 3 500 places sur Paris, – 950 en Seine-Saint-Denis, – 500 dans le Val de Marne), alors même qu’il manquait avant ces fermetures 13 000 places.

Les jeunes sont, également, fortement touchés par cette crise. En effet selon une étude de la FNARS 6 323 jeunes âgés 18 à 24 ans ont sollicité le 115 dans 15 départements. Ils représentent 20% de la population ayant sollicité le 115 pour un hébergement en 2010. Mais c’est aussi 240 000 qui vivent en cohabitation forcé avec un parent faute de ne pouvoir accéder à un logement autonome. Face à ces situations, ce n’est pas le « passeport logement étudiant » qui permettra de régler la situation. Cette mesure, peu adaptée aux problèmes qui se posent dans les zones tendues, payante et n’agissant en rien sur un marché locatif déréglé, n’a qu’un but : donner une image sociale à un président en campagne.

Alors qu’il y a en France plus de 3 millions de mal-logés et que plus de 100 000 personnes vivent à la rue, les agissements du gouvernement sont inacceptables. L’accueil inconditionnel de toute personne sans-abris, doit être enfin mise en œuvre et pour cela l’ensemble des moyens doivent être débloqués. Enfin la crise du logement ne se règlera que si l’Etat investit fortement dans la construction de logements sociaux et de logement étudiant. Des mesures courageuses doivent donc être prises pour mobiliser et construire du logement accessible à tous, notamment pour les plus fragiles : réquisition de logement, mise en œuvre de la loi DALO, réglementation des loyers à la première location et à la relocation, territorialisation de l’offre de logement, ainsi que l’ application de la loi SRU.

Les Jeunes Écologistes vous invitent à vous rendre à le samedi 3 septembre à 14h00, square le Boucicaut pour manifester contre cette politique qui exacerbe les inégalités et participe à la destruction du filet de sécurité sociale pour les plus faibles avec les organismes de lutte contre le mal-logement, les salariés du 115, les mal logés et les sans-abris se mobilisent.
Samedi 3, réaffirmons ensemble : Un toit c’est un droit !
Les Jeunes Écologistes.

Contacts :

Secrétaires Fédéraux :
Fanny Dubot, téléphone : 06 89 99 14 81
mail : fanny ‘at’ jeunes-ecologistes.org

Wandrille Jumeaux, téléphone : 06 58 05 97 98
mail wandrille ‘at’ jeunes-ecologistes.org