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1. Immobilier de défiscalisation en question: compte-rendu de la conférence du 29 juin‏

Le groupe de placement immobilier Izimmo a lancé son site innovant, meilleur-immobilier-neuf.fr, le premier site permettant aux particuliers de réserver en ligne un bien immobilier de placement en disposant de tous les outils des professionnels d’aide à la décision d’achat…

1. Le marché de l’immobilier neuf

L’immobilier de placement et le patrimoine des Français

L’immobilier est un outil de diversification patrimoniale et joue un rôle non négligeable dans la préparation de la retraite. D’après la FNAIM, 61% des placements sont liés à l’l’immobilier (32% achètent leur logement principal, 27% un bien pour le louer et 2% une résidence secondaire). L’immobilier locatif est le seul placement pouvant se faire à crédit et financé en partie par le locataire et le gain fiscal.

D’après l’INSEE, le patrimoine moyen d’un Français cinquantenaire est pour moitié constitué d’immobilier, le reste étant réparti à parts presque égales entre assurance vie, actif risqué et épargne de précaution.

Il est important de rappeler que le besoin en logement en France est important avec environ 350 000 lots demandés par an contre 300 000 mis en chantier. Cet écart produit un déficit annuel de 50 000 lots par an, soit 600 000 en cumulé. La solution à ce problème apparaît donc clairement : construire des logements neufs.

On constate que cette demande ne peut que s’accroître encore avec une hausse de la démographie (65 millions d’habitants en France au 1er janvier 2010 et une perspective de 70 millions en 2050). A ce facteur s’ajoute un très fort taux de natalité (2,01 enfants par femme), le plus fort d’Europe d’ailleurs. Les familles monoparentales sont en constante progression et les divorces nombreux.

Le marché de l’immobilier neuf en France

En 2010, 115 000 ventes ont été réalisées, soit une progression de +8% sur N -1 sachant que nous constations une augmentation de 35% entre 2008 et 2009. On se rapproche donc des années records entre 2004 et 2007, avec des moyennes annuelles de l’ordre de 122 000 ventes. Sur 2010, on constate également que la proportion des investisseurs représente 63%.

Quatre raisons principales expliquent cette augmentation, à commencer par le dispositif fiscal Scellier (sans équivalent à ce jour). De plus, les taux d’emprunt sont les plus bas depuis l’après guerre avec, selon l’observatoire du crédit logement/CSA, « 3,35 % au troisième trimestre, à comparer des 11,3 % en 1991 (précédente crise), et même 17,6 % en 1981. Troisièmement, l’immobilier reste une valeur refuge en raison de l’instabilité des marchés financiers ainsi que les placements financiers qui ne rapportent plus ou peu. Enfin, il existe bon nombre de dispositifs ultra avantageux pour répondre aux objectifs gouvernementaux en matière de logement.

Les ventes du 1er trimestre 2011 (15 162 logements), constatées à partir de l’échantillon de l’observatoire de la FPI, affichent une baisse de 24 % par rapport à la même période de 2010. Le marché est mieux orienté en zone A (grosse agglomération): les ventes ne baissent que de 16 % en Ile-de-France et sont en hausse de 12 % sur la Côte d’Azur. Cela a pour conséquence une baisse de la part des investisseurs qui passe de 63% à 56% et une accession à la propriété de 37% en 2010 qui monte à 44% en 2011.

Cette baisse des ventes s’explique de nombreux facteurs : le fort engouement des investisseurs sur 2010, le coup de rabot sur la réduction d’impôt Scellier de 25% à 22% et de 20 à 18% en LMNP Censi / Bouvard, la suppression du Pass Foncier et mise en application du PTZ+, la sensible augmentation des tarifs qui progressent de 7% en moyenne (BBC), une légère hausse des taux d’intérêts et enfin la conjoncture géopolitique.

Les perspectives d’Izimmo pour 2011 sont mitigées : un déficit constant de logements d’habitation et une carence de biens sur les autres marchés de l’immobilier (Tourisme / Affaire, Etudiant, Senior / dépendance) mais également la présence de taux toujours attractifs et d’une fiscalité intéressante.

2. Les grandes tendances du E-commerce et ses enjeux,

par Benoit Tezenas, PDG de Novacom Associés

Le E-commerce en 2010 en quelques chiffres

Il représente 69 milliards € (source Forrester Research) hors CTC, tourisme, biens dématérialisés et services financiers, soit un total de 171 milliards € dans 12 pays de l’Union Européenne (source Centre for Retail Research, pour KELKOO) ou 150milliards € dans toute l’U.E. (estimation Acsel). Le E-commerce représente un chiffre d’affaires de 162,3milliards dans l’U.E. hors tourisme et services financiers. En 2010 toujours, 5,9% des ventes de détail concernent le E-commerce (source CFA – Kelkoo). L’an passé on comptait 158 millions d’acheteurs en ligne pour un panier moyen de 450 € selon Acsel, de 358 € selon Center for research retail (pour Kelkoo) et de 483 € d’après Forrester.

Des achats en ligne qui diffèrent selon les pays

Contrairement aux idées reçues, le E-commerce en Europe dépasse celui des Etats-Unis avec un chiffre d’affaires de 162,3 milliards € en 2010 (202,7 prévu en 2011) contre 152,1 milliards € aux Etats -Unis (189,9 estimé en 2011). Trois pays pèsent 70% du marché en 2010 : le Royaume-Unis (52 milliards €), l’Allemagne (39,1 milliards) et la France (31 milliards).

Les cybereuropéens achètent en majorité des livres (27%), des billets pour des évènements (18%) et des habits (17%). 53% des acheteurs en ligne européens affirment trouver en ligne des produits qu’ils ne trouvent pas ailleurs. Au Royaume-Uni comme en France, les tendances sont les mêmes en 2011 : les produits en ligne qui connaissent la plus forte croissance sont les habits et les chaussures, suivis des appareils électriques et de télécommunications, puis des livres et loisirs.

En revanche, les achats transfrontaliers se font plus rares… Avec un panier moyen de 653 €, seulement 7% des acheteurs ont effectué un achat sur Internet dans un autre pays européen et 4% dans un pays hors Europe.

L’immobilier sur Internet en France

En France, on compte 2 millions de visiteurs de sites Internet immobiliers par jour (source Médiamétrie), soit 31% des internautes, ce qui représente un important trafic. D’après une estimation Novacom, un site de promoteur immobilier connaît un nombre de visites très élevé. Pour cent personnes consultant un tel site, chacun verra en moyenne 7 pages pour une durée de connexion de 7 minutes environ. On observe que 25% des achats immobiliers sont réalisés en ligne, ce qui représente une énorme proportion sur le marché immobilier.

Cette tendance se justifie par l’accessibilité pour l’internaute à une information de plus en plus riche et détaillée, contrairement à il y a dix ans. Internet est le premier canal sur ce secteur mais le trafic mobile se développe également : le client est devenu « multicanal ».

L’immobilier neuf sur Internet demain tient compte de ce constat. L’achat d’un bien immobilier en ligne se fait en différentes étapes : découverte, choix du logement, logement choisi, puis réservation. Ces phases s’accompagnent de contenus de séduction (quartier, programme, appartement décoré, etc.) et d’information (quartier, programme, appartement simulé, appartement en plan 3D, etc.). A chaque étape franchie, l’acheteur potentiel délivre des coordonnées supplémentaires : e-mail lors du choix de l’appartement, téléphone lors de la validation de ce choix et de la réservation, … Ainsi, il est possible d’anticiper et d’accompagner de manière continue un client potentiel, en tenant compte des nouvelles technologies et tendances… La prochaine étape est celle de pouvoir réaliser son achat immobilier en ligne !

Source : A+ Conseils